A l’origine, il y a la silhouette. Déjà figure mais pas encore corps, cette présence interroge et fait se rencontrerles moyens, les références et les significations. Ces taches de couleur vont dire l’être, le réinvestir dans les images et les symboles qui fondent notre identité culturelle, au-delà des travestissements idéologiques et esthétiques.
Comment dépasser l’idée de nous-mêmes qui s’est construite au cours des âges ? Comment repenser les hiérarchies implicites contenues dans tout mode de représentation? Les questions ne se posent pas qu’au regard de l’histoire de l’art, mais sont nourries par le monde et porteuses de tout ce qui fait et a fait l’humain. Le choix de la spontanéité et de l’accident graphique rend possible de multiples percepts : postulat qu’au-delà de l’évidence du visible, les réponses restent encore en suspens.  

                                                         
 
Après avoir étudié à l’Institut Saint Luc de Bruxelles, Mathieu Flammarion s’est installé à Paris, où il vit et travaille.
En parallèle de ses travaux d’illustration, il développe depuis plusieurs années ses projets personnels en peinture, qu’il a exposé à Paris, Berlin et New York.
Le débonnaire, le blog graphique de Mathieu flammarion
http://www.saatchionline.com/mathieuflammarion